L’hypertexte n’est pas mort

Je suis tombé amoureux du Web il y a un bon quart de siècle. Les amours de la quarantaine sont les plus violents. Je pensais naïvement, et je n'étais pas le seul à l'époque, que l'hypertexte allait permettre de nouvelles formes d'écriture en général et de littérature en particulier, bouleversant les rôles traditionnels de l'auteur…

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Le vrai faux Pont Mirabeau

Trop facile d'écrire sur Paris, que ce soit un simple poème ou un roman en trois volumes. Tous les lieux sont tellement pétris d'histoire(s), il suffit d'évoquer un nom pour que surgisse un kaléidoscope d'images et de souvenirs, références artistiques et révolutions pleines d'envolées lyriques, poètes maudits et peintres au ventre creux, grandes amours impossibles…

La poésie voyage en contrebande

Je vais encore vous parler d'Alain Mabanckou, comme dans le billet précédent, à peine plus sérieusement. Je déguste actuellement à petites gorgées son excellent ouvrage Le monde est mon langage qui me donne envie de lire nombre d'auteurs dont le nom m'était pour certains à peine familier, et pour d'autres rigoureusement inconnu. Un livre qui vous ouvre la…

nom d’un porc-épic

je dois t'avouer qu'au début ça m'a un peu énervé cette façon d'écrire, sous prétexte qu'on est ivrogne ou porc-épic ou congolais on se permettrait de tout jeter comme ça sur la page, hein, sans capitale initiale ni point final, des ribambelles de virgules jusqu'à l'horizon à t'en coller la migraine, si bien que si…

Colchiques dans les prés

Ainsi s'achève cette saison passée au pays enchanté des auteurs indépendants et autres auto-édités. Je ne peux pas dire que j'y aie été mal accueilli. Personne ne m'en a voulu de venir masqué. On m'a conseillé, encouragé, invité, commenté, liké, et même parfois lu. J'ai appris deux ou trois choses sur les coutumes de ces…

Pourquoi un bon roman change votre cerveau

Un argument définitif contre ceux qui prétendent que lire, c’est ne rien faire. Il serait intéressant de faire le même genre d’études à l’autre bout du texte, dans le cerveau de l’auteur. Là aussi, écrire une fiction doit laisser des traces visibles, car après tout l’auteur est le premier lecteur de son récit.

kirsteen duval

Voici un article très intéressant de Sébastien Bohler sur le site Pour la science.fr

lecture_connectivite_fonctionnelle_110314

Un livre peut changer votre vie. Des écrivains ont même dit que l’on reconnaît un bon livre au fait qu’on en ressort différent. Ils avaient raison ! Ce changement, on le voit désormais dans le cerveau : la lecture d’un roman modifie les connexions internes entre neurones, y imprimant une trace que les techniques d’imagerie cérébrale peuvent aujourd’hui deviner.

Comment peut-on voir la trace laissée par un livre dans notre cerveau ? Gregory Berns et ses collègues de l’Université d’Atlanta ont demandé à des volontaires de lire un gros roman intitulé Pompéi (de Robert Harris, publié en 2003), en répartissant leur lecture sur neuf soirées. Ensuite, ils étaient soumis à des examens cérébraux d’un type particulier, qui permettent d’observer les connexions internes que le cerveau renforce au cours de cette période.

Qu’est-ce que la connectivité fonctionnelle ?

Cette méthode d’imagerie, appelée…

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Du texte comme sentier

Mon alter ego a décrit naguère le texte comme un lieu de circulation à l'instar de l'arbre et du sentier de montagne. Nos mots sont de la même texture que l'arbre et le sentier. Eux aussi ne vivent que par la circulation du sens, de la vallée obscure des origines de nos langues jusqu'au bord du ciel…

Éloge de l’écrilire

Je résume et prolonge ici une discussion initiée dans un groupe facebook nommé "Le Salon Littéraire" où j'ai été invité il y a quelques temps par Elen Brig Koridwen. Cette discussion m'a renvoyé à mes premières expérience d'écriture, vieilles de plus d'un demi-siècle, et en particulier au texte libre cher à mon "maître d'école" un peu…

Aller et retour à Scribay

Pages en construction, la suite. L'exploration du monde des auto-édités et autres indépendants change peu à peu ma perspective et du coup ma pratique d'écriture. Jusqu'à la publication récente de "Parure des Songes", j'avais tendance à considérer cette pratique comme essentiellement solitaire. Même si j'ai défendu ici récemment le fait qu'on n'écrive jamais vraiment tout seul,…

Comment et pourquoi soutenir vos blogueurs préférés ?

Rien à ajouter … sinon faire suivre!

La plume d'Isandre

Bloguer est en général une passion, mais le blogging a aussi ses difficultés et son côté obscur (jalousies, profiteurs, découragement, fatigue, manque de visibilité…). Si cela permet d’exercer sa persévérance, je me suis dit que les lecteurs qui n’avaient pas leur propre blog, ne savaient peut-être pas qu’ils ont un grand rôle pour que les blogueurs qu’ils préfèrent continuent à écrire et publier sur leur blog, bref pour les soutenir.

Souvent en tant que blogueurs, nous dépensons beaucoup d’énergie et cherchons beaucoup d’astuces pour obtenir ces formes de soutien (lorsque nous y pouvons quelque chose), aussi le plus simple est tout de même que les lecteurs soient informés que cela nous aide !

Certains blogs sont professionnels, d’autres non, d’autres comme la Plume d’Isandre font parfois des échanges (un article en échange du test d’un produit ou d’un livre), mais cela peut servir à tous les types de blogueurs. Bien…

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